Virus H7N9 : pas de transmission inter-humaine, mais une vigilance nécessaire

11 Avr

En Chine, 21 cas confirmés de grippe A(H7N9) ont été identifiés depuis le mois de février 2013. Six patients sont décédés et 12 cas ont été jugés sévères. Ces cas sont répartis dans quatre provinces chinoises (Shanghai, Anhui, Jiangsu et Zhejiang). L’absence de transmission d’homme à homme permet cependant d’espérer une limitation du nombre de cas.

La promiscuité entre les hommes et les volailles en Asie expliquerait l’émergence plus fréquente de mutations virales

Selon le ministère français de la santé, « aucun cas n’a été recensé sur le territoire français » au 9 avril.
Le virus A(H7N9), un virus mutant
Les virus de la grippe (du genre Influenza) sont des virus à ARN. Trois types devirus grippaux (A, B et C) existent. Ils portent à la surface de leur enveloppe des glycoprotéines H (hémagglutinines) et N (neuraminidases) qui permettent de définir les sous-types (H1N1 ou H3N2 par exemple).
Ces virus ont la capacité de muter, aboutissant à l’apparition de nouveaux variants (comme c’était le cas en 2009) ou, en cas de réassortiment génétique, à des nouvelles souches susceptibles de contaminer de nouvelles espèces.

Un nouveau virus dangereux, mais pas de transmission inter-humaine détectée

C’est la première fois que ce virus grippal d’origine aviaire est observé chez l’homme.
L’OMS (Organisation mondiale de la santé) mène actuellement les investigations nécessaires pour déterminer l’origine de la contamination et le mode de transmission de ce virus.

Selon les premières données virologiques, les gènes des virus A(H7N9) issus des cas chinois présentent des signes d’adaptation aux mammifères. Cependant, aucun élément ne permet, actuellement, d’affirmer que la transmission inter-humaine de ce virus est possible, ce qui devrait limiter l’expansion de ce virus.

Pour le moment, pas de restrictions pour les voyageurs…
Suite à l’identification de cette nouvelle souche grippale, les autorités sanitaires internationales n’ont pas émis de recommandations particulières à l’attention des voyageurs partant ou revenant de Chine.

Les autorités françaises soulignent cependant l’importance, pour les voyageurs, de respecter les recommandations habituelles d’hygiène (lavage des mains fréquent, se couvrir la bouche et le nez avec la manche en cas d’éternuement ou de toux), efficaces pour prévenir la transmission du virusgrippal.

… mais une nécessaire vigilance
Les patients qui, dans les dix jours suivant leur retour de Chine présentent des signes d’infection respiratoire aiguë grave, doivent faire l’objet d’une vigilanceaccrue. Un prélèvement respiratoire est recommandé afin de confirmer la présence du virus grippal et de l’identifier.
Des souches virales sensibles à l’oseltamivir et au zanamivir
Dans un rapport publié le 5 avril, s’appuyant sur les données de l’OMS, l’InVS (Institut de veille sanitaire) a indiqué que les souches A(H7N9) issues de trois cas chinois seraient sensibles à l’oseltamivir (TAMIFLU) et au zanamivir (RELENZA).

En revanche, l’amantadine (MANTADIX) et la rimantadine ne seraient pas efficaces sur ce virus.

L’InVS précise « qu’il n’y a, à ce stade, pas d’expérience clinique de traitement par antiviral des infections humaines par les virus A(H7N9) ».

Sources et ressources complémentaires :

Sources : Ministère des Affaires sociales et de la SantéOMS (Organisation Mondiale de la Santé)InVS (Institut de Veille Sanitaire)

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